Avis curé de Flers 1833

Notre monde contemporain est en plein désarroi (Covid, etc.) avec exaspération et mauvaise humeur en prime. Aussi devons-nous trouver des raisons de rire un peu, notamment de ce qui faisait les désarrois d'antan, tel (document ci-joint arrivé dans mes archives je ne sais comment) celui du curé de Flers en 1833 qui fait alors, bizarrerie du moment, fonction de maire et entendait sévir contre l'immoralité ambiante cause, selon lui, des pluies incessantes qui s'abattent sur le pays en désignant des "chiennes émissaires" et non plus des "boucs émissaires" :
"Nous curé de Flers, faisant fonction de Maire, considérant que l'on a trop promptement oublié notre avis sur la race canine, que par là les chiennes en chaleur courant en liberté, que leur honteuse et publique prostitution exerce une mauvaise influence sur les mœurs de cette ville, qu'enfin cet abus impie et dangereux pour la pudeur peut fort bien être une cause de cette pluie qui, malgré les prières publiques, ne cesse de détériorer depuis tant de jours les biens de la terre, nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
Article 1 : les chiennes amoureuses ne devront sortir que tenues en laisse et devront avoir en outre une muselière sous la queue.
Article 2 : celle qui serait trouvée se promenant même seule, devrait être saisie au collet par le garde champêtre si elle est en contravention et conduite chez notre sacristain.
Article 3 : le maître de la prévenue versera à notre presbytère une somme de 15 francs et sera condamné à 1 mois de surveillance ecclésiastique.
Flers, le 28 juin 1833, pour le maire absent, le curé faisant fonction"
Signé "Cornulé"
Si des amis de la région de Flers avaient des informations sur la suite de l'histoire, nous serions preneurs...